Procédure
L’anesthésie générale permet d’obtenir la suppression des sensations de tout l’organisme afin de pratiquer des actes douloureux.
Pour obtenir ce résultat, l’anesthésiste injecte préalablement par voie intraveineuse un certain nombre de produits : un hypnotique destiné à endormir administré initialement par voie intra veineuse, un analgésique à base de morphine pour empêcher la douleur et éventuellement un curare pour obtenir une relaxation musculaire lorsque c’est nécessaire; une ventilation assistée est alors une nécessité pour tous les gestes de coeliochirurgie.
Depuis ces dernières années, de nouveaux produits sont arrivés sur le marché, beaucoup moins toxiques, d’élimination rapide, permettant un réveil plus confortable avec des suites plus simples. La grande avancée est la possibilité pour certains patients d’être opérés en ambulatoire, ce qui, avec une anesthésie générale, aurait été inimaginable il y a dix ans !
Risques
Depuis une dizaine d’années, le nombre d’accidents a chuté de façon spectaculaire, passant de 1/1 000 (1960) à moins de 1/100 000 (2000). Les principales complications survenues peuvent être d’ordre cardio-vasculaires, respiratoires ou allergiques.
La baisse du nombre d’accidents est en rapport avec les éléments suivants :
- obligation de la consultation avec l’anesthésiste quarante-huit heures avant l’opération.
- passage systématique de tous les opérés en salle de réveil après l’intervention.
- surveillance accrue en per et post-opératoire.
- mise aux normes techniques (très rigoureuses) des blocs opératoires dans les services chirurgicaux




